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Bien qu'elle soit encore diffusée chez nous, la série "FBI Portés disparus" a vécu ses dernières heures aux USA. Eric Close, qui y joue le rôle de Martin Fitzgerald, nous parle de ses nouveaux projets.
Il paraît que vous avez appris la fin de " FBI Portés disparus " sur un terrain de golf. Cela a-t-il gâché votre partie ?
Non, pas à ce point-là. Au contraire, je me rappelle que j'ai très bien joué ! (Rires.) Disons que j'étais bouleversé.
Une petite pointe de tristesse... ?
Bien entendu ! C'est triste de ne plus pouvoir travailler avec des amis. On a quand même tourné ensemble pendant sept ans ! C'est plus que je n'aurais pu imaginer. Mais que voulez-vous, c'est ça, la dure réalité du monde de la télévision...
Après l’arrêt de la série, vous avez déclaré être confiant en votre avenir. L’êtes-vous toujours ?
Oui. A la fin du tournage, j’ai pris un peu de temps avec ma famille. Nous sommes partis en Afrique du Sud afin de récolter de l’argent destiné à une association qui reconstruit une école. Dès mon retour aux Etats-Unis, j’ai recommencé à jouer, notamment dans une mini-série, " Seven deadly sins ", mais aussi dans " Esprits criminels ", le temps d’un épisode. J’ai aussi réalisé le pilote d’une nouvelle série récurrente que j’ai proposé à une chaîne américaine. Cette dernière s’est montrée intéressée. Nous commencerons donc le tournage de cette fiction le mois prochain.
Et celle-ci va s’appeler " Chaos ", exact ?
Tout à fait. J’y camperai Michael Dorset, agent de la CIA un peu paranoïaque et vrai emmerdeur. (Rires.) Je suis ravi de cette opportunité, car cette série offre un mélange d’aventure et de comédie. Bref, on ne se prendra pas trop au sérieux.
Brett Ratner, à qui l'on doit déjà " Prison Break ", est également derrière ce projet...
Effectivement. Il a réalisé la mise en scène du pilote. Grâce à son professionnalisme, il a réussi à insuffler l'énergie d'un grand film hollywoodien sur le plateau d'une série télé.
Parlez-nous de votre passage dans " Esprits criminels "...
C’était agréable de collaborer avec cette équipe, j’en garde même un excellent souvenir. Je sais qu’ils sont tous ravis de pouvoir lancer une nouvelle saison aux Etats-Unis.
Encore inconnu en Belgique, « Seven deadly sins » raconte l’histoire d’une adolescente qui essaie de séduire son prof. Les jeunes sont vraiment comme ça dans la vie, selon vous ?
Je ne l’espère pas. (Rires.) La série parle surtout des étudiants qui font de mauvais choix dans leur vie. Comme je le dis souvent, on peut toujours apprendre quelque chose en regardant un feuilleton à la télévision. Je pense sincèrement que « Seven deadly sins » aidera les parents à mieux communiquer avec leurs enfants. En tout cas, ma femme et moi essayons toujours de garder de bons rapports avec les nôtres. Nous espérons ainsi qu’ils seront plus aptes à venir vers nous plus tard.
Dans cette fiction, vous tenez le rôle d’un professeur de français. Comprenez-vous cette langue ?
Un peu. (Rires.) Ce qui comptait pour moi était que ma prononciation et les mots employés soient corrects. Il y avait donc quelqu’un sur le plateau pour m’aider. Et puis, j’ai été coaché par Marianne Jean-Baptiste, qui jouait avec moi dans « FBI Portés disparus ». On se voyait régulièrement pendant la pause de midi.
De nombreuses grandes séries s’arrêtent, notamment « Cold case ». S’agirait-il de la fin d’un cycle ?
Oui. Il est temps de trouver de nouvelles séries. Cette année, les chaînes américaines ont réalisé de nombreux pilotes car leur stock était en train de se vider. Ils doivent donc aller à la recherche de la prochaine perle. Il faut admettre que nous avons connu une bonne décennie.
Quelles séries aimiez-vous étant enfant ?
« Mission : impossible », mais aussi « La quatrième dimension ».
Vous regardiez cela avec vos parents ?
Non, tout seul. Mon père étant chirurgien, il travaillait beaucoup. J’ai donc grandi devant le petit écran.
Heureux de votre carrière jusqu’à présent ?
Quand j’ai commencé, je pensais me lancer dans le cinéma, jamais à la télé. Vingt ans plus tard, je suis content de voir que j’ai plutôt réussi dans la petite lucarne. A la télé, nous racontons de belles histoires, aussi belles qu’au grand écran.
FBI Portés disparus ce dimanche 4 juillet à 20h35 sur France 2.
Interview réalisée dans le cadre du Festival de la Télévision de Monaco par Fabrice Staal